La Ville d’Alma vous présente dans cette section de notre site web,  le projet d’un nouveau sentier multifonctionnel.

Le projet de redonner à la population cette forêt unique anime depuis plusieurs années les élus de la Ville d’Alma.

Le potentiel de développement est large, mais une première phase fait son chemin actuellement, soit un sentier multifonctionnel de 2,7 km.

Notez que cette section est évolutive puisque les certifications gouvernementales sont nécessaires afin d’amorcer concrètement le projet.

Une section a été réservée pour émettre vos commentaires et poser vos questions. Notez qu’à partir du 28 avril 2022, cette section sera fermée à toutes questions ou commentaires. 

 

Historique de la PDA

À l’origine, le territoire de la Pointe-des-Américains était possédé par un club privé nommé Club des Américains, d’où le nom du parc aujourd’hui. Ce club privé obtient un bout de terrain sur la partie est de l’île d’Alma, à la source de la rivière Saguenay, dès 1890. En 1895, Charles Pelletier devient alors le premier gardien du Club des Américains. Le Club appartient à une association composée d’une douzaine de membres, tous américains, qui viennent y faire la pêche toutes les années. Lorsque le temps de la pêche approche, vers la mi-juin, le gardien du Club écrit au président pour l’informer que « c’est le temps des ouananiches ». Durant l’attente, le gardien prépare l’arrivée du groupe de pêcheurs : préparation de la nourriture, engagement des canotiers (guides). Un peu plus tard, les Américains télégraphient au gardien la date de leur arrivée. Il faut alors aller les chercher à Hébertville-Station parce qu’ils arrivent en train.  Les Américains passent quelques semaines à pratiquer la pêche dans les rapides de la Vache-Caille et dans ceux de la Grande Décharge. Ils demeurent dans le camp construit sur le bout de l’île d’Alma. Ce camp, tout de bois rond, mesure quarante-cinq pieds par trente. Deux petites annexes servent de cuisine et de chambre pour le personnel. C’est finalement en 1910 que le Club des Américains cesse ses activités et déserte leur camp pour de bon. (source : Société d’histoire du Lac-Saint-Jean)

Dès les années 60, Joseph-Léonce Desmeules, maire d’Alma et député à l’Assemblée nationale durant cette période, voyait le potentiel exceptionnel de la Pointe-des-Américains pour la municipalité. Cette idée fait donc son chemin depuis plus de 60 ans!  

Les années 2000 

En avril 2004, la Ville d’Alma achète la Pointe-des-Américains de la famille Antonio Girard. La portion achetée se situe du côté est, à la rencontre de la Grande et la Petite Décharge et comprend 83,3 hectares payés 200 000 $. Un an plus tard, en 2005, la Ville se porte acquéreur d’une autre portion de 25 hectares à la Pointe-des-Américains, propriété de Marcel Lessard, ancien député du comté, qui l’offre à la Ville pour le montant de l’évaluation municipale, soit 30 000 $.

En 2010, des échanges de terrains ont eu lieu avec l’entreprise Terrassement Jocelyn Fortin afin d’avancer le projet porté par le conseil municipal, et d’avoir un accès au parc à partir de la rue Sainte-Anne.

Par la suite, au fil des ans, la Ville a fait des acquisitions auprès de particuliers. Aujourd’hui, 95% de ce territoire appartient à la municipalité.

Maire au milieu des années 2000, M. Marc Asselin annonçait que la Ville avait la ferme intention, d’ici quelques années, de faire de la Pointe-des-Américains un grand parc urbain et un site touristique axé sur le plein air pour les randonneurs et les raquetteurs donnant également une opportunité pour la pratique de vélo de montagne.

En 2012 des études ont été réalisées par différents consultants. Un exercice d’arrimage et de vision de développement du secteur est venu confirmer les orientations du conseil municipal. Différentes organisations utilisatrices ont participé à cet exercice : Ville d’Alma, ZIP Alma-Jonquière, Corporation d’aménagement de la Petite Décharge, Club de vélo de montagne, Centre Dorval, Mont Villa Saguenay, etc. Les différents groupes qui ont participé à cet exercice ont ensuite diffusé les constats auprès de leurs membres respectifs.

Au fil des mandats, les élus municipaux ont travaillé dans le but de développer la Pointe-des-Américains pour en faire une aire récréotouristique unique de par sa flore et sa faune et par sa proximité avec le centre-ville et le parc Falaise.

En août 2013, Ville d’Alma et le Carrefour Jeunesse emploi, dans un projet d’insertion socioprofessionnelle, débutent l’aménagement d’un sentier pédestre.

En 2022, une autre étape sera franchie avec l’aménagement d’un sentier multifonctionnel de 2,7 km à partir de la rue Sainte-Anne.

Renseignements sur le projet

Depuis plusieurs années, la Ville d’Alma travaille à préserver la Pointe-des-Américains des développements domiciliaires et à la rendre accessible à toute la population. La jonction des deux rivières étant à la base du développement régional, il y a un important leg historique à faire.

Ce sentier sera sécuritaire et conçu pour favoriser la pratique d’une multitude d’activités récréatives et sportives accessibles comme la marche en forêt, la course à pied, le vélo de montagne et la raquette.

En lien avec la politique Municipalités amies des aînés (MADA) et le plan triennal à l’égard des personnes ayant une incapacité, la Ville désire rendre accessible ce territoire dans un souci d’inclusion. 

L’intégration du parc Falaise et la Pointe-des-Américains deviendra un véritable corridor vert au cœur de la vie almatoise :

  • Sentier de 2,7 kilomètres en boucle
  • Sentier de 3 mètres de largeur avec espacement d’un mètre de chaque côté
  • Sentier en poussière de pierre
  • Une partie du sentier sera réalisé sur le sentier existant
  • Dénivelé maximal de 10 %
  • Infrastructures empêchant la circulation de véhicules motorisés

Une grande partie des sentiers rustiques déjà existants pourront continuer à être utilisés par les amateurs de ce type de randonnée.

La boucle proposée vise à démocratiser l’accès au site pour une grande partie de la population et non à en limiter l’usage pour un seul type d’utilisateurs.  

Dimensions du projet

 

Qualité de vie

La proximité de ce grand espace vert a un impact sur la qualité de vie des citoyens. Ces espaces naturels favorisent le bien être psychologique et physique.

Patrimoine

Le projet comporte aussi un aspect culturel puisqu’il permettra de mettre en valeur la Pointe-des-Américains comme site historique et patrimonial. Les gens pourront découvrir des aspects historiques liés au territoire puisque le projet Anekdote, actuellement en préparation, s’étendra également à la Pointe-des-Américains.

 

Environnement

Ce sentier sera minutieusement conçu afin que les éléments de la nature soient les moins perturbés possibles.

La coupe d’arbres sera sélective dans un souci de conservation.

Actuellement, le sentier existant empiète sur les berges. Avec le nouveau tracé, nous allons respecter les normes environnementales en  nous éloignant des berges. Cela permettra donc à la faune et la flore de se régénérer.

Des modifications pourront ultérieurement être apportées au projet à la suite de la publication des résultats des différentes études actuellement en cours.

 

 

 Sécurité

Le sentier multifonctionnel sera sécuritaire et dépourvu d’arbre. Prévu en 2023, l’aménagement d’un stationnement viendra diminuer le nombre de voitures stationnées dans les rues avoisinantes. De plus, l’installation de barrières assurera l’absence de véhicules de loisirs motorisés sur le sentier. Une attention particulière sera portée sur la signalisation

 

 

Protection

Le projet constitue un pas de plus vers l’objectif fixé par la Ville d’Alma : protéger la Pointe-des-Américains et la totalité du secteur à l’est de la ligne de transmission de tout développement intensif en l’identifiant comme une zone récréotouristique en vertu du Règlement de zonage.

Saines habitudes de vie

Dans l’optique d’encourager les citoyennes et citoyens à adopter de saines habitudes de vie, le projet constituera un pas de plus dans cette direction. La pratique régulière d’une activité physique telle que la marche, la course à pied, le vélo et la raquette jouent un rôle majeur dans la diminution du stress, le maintien d’une bonne santé mentale, la prévention de plusieurs maladies chroniques, la prévention de nombreux risques pour la santé, et bien plus. Pour de plus amples informations, visitez le quebec.ca.

Plan du projet

N.B. Ce plan est à titre informatif. Celui-ci est sujet à changement suite à l’obtention de certificats d’autorisation du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Cliquez sur la photo afin de l’afficher en plein écran.

Firmes professionnelles mandatées

Les travaux en cours ont requis l’expertise de plusieurs firmes. En voici quelques-unes :

 

Environnement CA

 

Inventaire des milieux humides et les impacts environnementaux

 

 

Boréalex

 

Rubannage du sentier, élagage et bûchage primaire 

 

Norda Stelo

 

Sondages géotechniques; plans et devis d’ingénierie 

 

 

 

Groupe Synergis

 

Impacts environnementaux et étude concept 

 

Si vous avez des questions/commentaires

À noter qu’il n’est plus possible d’inscrire de questions ou commentaires puisque cette section est fermée depuis le 28 avril.

 

N.B. Vos questions ou commentaires seront publiés dans la section suivante plus bas dans un délai de 5 jours ouvrables.

Toutes questions ou commentaires jugés impertinents, irrespectueux ou injurieux seront automatiquement rejetés.

 

 

Répertoire questions/commentaires

Q : Très beau projet. Cependant, je me pose une question, pourquoi ne pas mettre accessible le projet à tous, car nous payons taxes et impôts. Faire des infrastructures pour tous, piétons, vélos, quad, motoneige, pour que tous les points soient accessibles comme à plusieurs endroits au Québec.

– Benoît Lapointe

 

: Le conseil municipal désire empêcher de donner l’accès à des loisirs motorisés dans les sentiers du parc de la Pointe-des-Américains. Des barrières et autres aménagements seront prévus dans des points stratégiques pour empêcher l’accès aux véhicules hors route, comme les VTT et les motoneiges. Une signalisation est également prévue.


 

Q : Selon les plans, le nouveau sentier croisera celui de vélo de montagne par 4 fois. Considérant que le vélo de montagne est un sport de performance, à chaque intersection il y’aura un risque de collision. Serait-il possible de considérer ce point soit avec l’aménagement de passerelles ou simplement une modification de tracé? 

– Pierre-Luc Ouellet

 

R : Oui, cet élément a été pris en considération. Dans la première phase du projet, nous allons travailler à ce qu’il y ait seulement deux croisements et nous établirons la meilleure solution à long terme avec les utilisateurs du sentier.


 

Q : Va-t-il y avoir des corbeilles, poubelles et des bacs de récupération le long du trajet?

– Alain Girard

 

R : Nous installerons des poubelles sur le sentier qui seront ramassées par nos équipes. Nous considérons votre suggestion pour l’installation de structures liées au recyclage.


 

Q : Est-ce que le réseau de sentiers de vélo de montagne sera également développé dans le cadre du projet?

– David Lecointre

 

: Non, ce n’est pas prévu dans le projet. Le projet destiné aux vélos de montagne, la « flowtrail » au pied du Mont Villa Saguenay, a été développée il y quelques années.


 

Q : Il me semble qu’un sentier de 3 mètres de large avec 1 mètre de dégagement de chaque côté c’est beaucoup trop large pour un sentier forestier?

– Line Gauthier

 

: Les parcs urbains sont des milieux de vie : il est donc essentiel que toute personne, peu importe ses capacités, y ait accès; cela permet d’être inclusif.  La largeur a été établie selon nos besoins et les clientèles visées. Nous nous sommes conformés aux normes et inspirés des d’autres sentiers polyvalents au Québec ainsi que de plusieurs parcs nationaux.

De plus, cet aménagement permettra à nos services d’urgence d’accéder à ce territoire puisqu’ils sont appelés à se rendre pour secourir des gens ou éteindre des feux de camp.


 

Q : pourquoi ça ne rejoint pas le parc Falaise?

– Stéphane Ratthé

 

R : Initialement, le projet prévoyait un premier sentier entre le parc Falaise et la Pointe-des-Américains. Suite aux réserves des résidents demeurant en bordure du sentier projeté, le conseil municipal a pris la décision de mettre sur la glace cette phase. Les élus ont recommandé l’identification d’une solution alternative permettant tout de même l’avancement du projet dans un autre secteur, soit celui débutant à partir de la rue Sainte-Anne.


 

Q : Le sentier ne semble pas revenir à la zone de stationnement. Autrement dit, il ne fait pas de boucle, il faudra revenir sur nos pas ?

– Tommy Larouche

 

R : Dans la phase actuelle du projet la boucle ne peut être complète. Le projet sera évolutif au fil des années afin d’offrir une expérience de randonnée pédestre optimale.


 

Q : Il me semble que le plan d’aménagement proposé fera perdre l’aspect naturel des sentiers et du parc. La largeur de la piste prévue (3 m) combinée aux nombreux sentiers de vélo de montagne qui ont été créés ces dernières années compromettent sérieusement l’environnement naturel de ce joyau de verdure dans la municipalité. Il suffirait de travailler les sentiers piétonniers, sans les élargir, pour protéger le fond du terrain et diminuer les obstacles à la circulation des randonneurs. Oui, il faut rendre les lieux accessibles au plus grand nombre, mais pas au prix d’en compromettre la qualité de l’environnement naturel. Avec les changements climatiques, il y a une priorisation des objectifs à faire.

– Suzanne Gravel

 

R : Des études de caractérisation environnementale ont été menées dans les derniers mois, par des spécialistes, notamment afin d’identifier les milieux humides et les zones pouvant abriter des espèces d’intérêt sur le plan de la faune et de la flore. Chaque geste sera compensé et nous suivrons à la lettre les recommandations du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Les sentiers se feront en grande partie sur les tracés existants. Dans le cas contraire, il permettra de diminuer notre empreinte écologique, par exemple en s’éloignant des berges.

Une grande partie des sentiers rustiques déjà existants pourront continuer à être utilisés par les amateurs de ce type de randonnée. La boucle proposée vise à démocratiser l’accès au site pour une grande partie de la population et non à en limiter l’usage pour un seul type d’utilisateur.


 

Q : Comment comptez-vous rendre sécuritaire un tracé unique dédié aux piétons, aux vélos, aux familles avec enfants, aux personnes à mobilité réduite?

– Marlène Hudon

 

R : Cet accès universel est un atout pour plusieurs parcs. Ainsi, cette pratique fonctionne bien ailleurs. Bien entendu, les utilisateurs doivent faire preuve de courtoisie et de respect comme sur des centaines de sentiers polyvalents au Québec.


 

C : Je suis entièrement en accord avec ce magnifique projet pour notre magnifique cité.Je me sens totalement en confiance avec le nouveau conseil de ville et de sa mairesse Sylvie beaumont pour ces nouveaux projet .Ce site est tellement beau et je suis très content de voir que l’on pourrais aller nous refugier.

– Martin Boivin

 


 

C : Tellement un beau projet . J’ai 70 ans et ça sentier pédestre sécuritaire me ravi. Voies avez mon appui et ma confiance .

– Diane Doré

 


 

C : J’avoue que le trajet m’a surpris au départ. J’espérais grandement une piste multifonctionnelle qui aurait permis de relier le secteur de la rue Ste-Anne (et du Parc Falaise) à celui de Dequen, au bout de la rue des Pins. Par exemple, un sentier longeant les lignes de hautes tensions. Ça aurait créé une boucle dans la piste cyclable autour de la ville. Ce sera peut être dans un futur projet. Malgré ça, j’ai déjà hâte de profiter du futur sentier, autant à vélo qu’à pieds. Le partage vélos/marcheurs ne m’inquiète pas trop. Ça va ressembler au parc Rivière-du-Moulin à Chicoutimi. En espérant que le tout ira rejoindre le Parc Falaise dans un avenir rapproché en passant sous le pont Carcajou!

– Dominique Potvin

 


C : Ce sentier pédestre forestier est l’un des plus beaux au Lac-St-Jean, et il sera saccagé. Vous rendez-vous compte que les sentiers pédestres forestiers sont surprenamment rares au Lac-St-Jean ? Je proviens du Saguenay et les sentiers y sont nombreux, certains sur le bord des cours d’eau et, d’autres avec des points de vue en hauteur. Mais au Lac-St-Jean, nommons-les. Tchitogama : une longue longue longue approche, et un sentier fade, avec peu de points de vue sur le lac. St-Gédéon : un sentier de moins d’un kilomètre, linéaire, vue sur un marais. Métabetchouan : un court sentier d’un kilomètre, encore une fois dans un marais, mais aussi le sentier de la plage, avec une vue, au moins. Au Mont-Lac-Vert, des pistes de vélo de montagne. Roberval : le sentier Ouiatchouan, long sentier, oui, mais sans point de vue intéressant non plus. Lac-Kénogami : on doit se taper 2km de sentier de quad avant d’être en sentier pédestre. Sinon,il faut aller à Girardville pour aller au parc des Grandes-rivières. Et à Alma, on a la chance incroyable d’avoir des attraits distinctifs : trois sentiers pédestres forestiers. Le sentier au bout de la rue St-Aimé (en partie sur terrains privés), le sentier de la Grande Décharge et la Pointe-des-Américains. Les sentiers de la Pointe sont connus, sans accueil, sans stationnement, sans promotion, et ils sont vraiment intéressants, avec de nombreux points de vue au ras de l’eau, et des points de vue en hauteur. Et que souhaitez-vous faire ? Le transformer en piste cyclable, vraiment ? Des pistes cyclables, il y en a partout : partout à Alma, le long de la rivière, partout autour du Lac. Et nous, à Alma, nous avons les plus beaux sentiers pédestres forestiers en pleine ville et on veut les bulldozer et niveler sur 5 mètres de large ? Vraiment ? Je vais vous confier un secret : sur les pistes cyclables, autour du Lac, il y a très peu de marcheurs. Le beau bout de piste cyclable à Chambord avec un point de vue ? Pas de marcheur. La piste cyclable à Métabetchouan, pourtant avec des magnifiques points de vue ? Peu de marcheurs. Une piste cyclable, c’est trop large pour avoir du cachet à pied, et pas relaxant en raison de la présence de cyclistes. 5 mètres de large, ça ne présente aucun attrait. 1m à 2 m, pour marcher, c’est amplement suffisant, et ça permet à la végétation de nous protéger du soleil et du vent. Alors plutôt que d’ajouter une autre pistes cyclable, pourquoi on ne mise pas sur nos attraits distinctifs et rares dans notre coin ? Je viens de lire l’historique du projet, où il est mentionné qu’en 2000, Marc Asselin affirmait que la Pointe serait un site récrétouristique pour les raquetteurs et les randonneurs. S’est-on perdus en chemin ? Un vrai sentier d’accessibilité universelle Lorsque questionnés sur les objectifs de l’aménagement et sur les usagers visés de cette piste, les promoteurs du projet allèguent l’importance d’améliorer l’accès à cette forêt pour tout le monde, y compris pour les personnes à mobilité réduite. Ayant des parents de 80 ans, une amie avec une incapacité et des jeunes familles autour de moi, je ne peux que me réjouir de la volonté de créer des sentiers faciles et bien aménagés pour eux. Selon le guide Le plein air pour tous (Kéroul, AQLPH et gouvernement du Québec, 2018), un sentier adapté suit les principes suivants : • Un sentier d’au moins 1m à 1,5 mètre, avec des zones plus larges pour se ranger sur le côté; • Une surface plane bien délimitée; • Des sentiers de distance raisonnable, ayant des aires de repos; • Un faible dénivelé (une pente de 6% au maximum), et des aménagements spéciques pour prévenir les chutes dans les pentes. Le sentier prévu est de manière évidente trop long et avec un dénivelé (40m) trop important pour les personnes âgées, les jeunes enfants ou les personnes avec une mobilité réduite. De plus, des cycliste rouleront environ à 20 km/h, ce qui est lent pour un vélo, mais trop rapide pour assurer la sécurité des personnes plus fragiles. Je n’amènerais pas mes parents dans un sentier où ils n’entendront pas arriver des vélos qui les doubleront. Les jeunes familles non plus ne marcheront pas avec, disons, deux enfants de moins de 6 ans qui gambadent, s’il y a passage de vélos. C’est l’évidence même. La pente de remonté sera longue et dure, même en vélo. Alors, finalement, les usagers, s’il y en a, seront les mêmes cyclistes relativement en forme qui vont sur les autres pistes cyclables. Il y a pourtant une belle opportunité de faire un sentier universel. D’abord, il serait uniquement pédestre, d’environ 2 mètres (et non 5), en poussière de pierre. Il partirait de l’endroit projeté du stationnement, emprunterait le début du sentier Descente-à-la-rivière déjà large, irait jusqu’à la zone dégagée sous les lignes électriques vers le banc ayant un beau point de vue sur la rivière et sur Alma. Là, si les normes d’Hydro-Québec le permettent, il y aurait non pas un seul banc, mais un belvédere couvert, avec deux ou trois tables de pic-nics. Puis, ce sentier ferait une courte boucle de retour vers le stationnement. Le but ? Un sentier d’environ 1km, accessible pour tous, plat, avec des infrastructures d’interprétation pour les enfants et une aire de picnic. D’ailleurs, c’est le modèle de la SÉPAQ. Des sentiers courts très aménagés, et des sentiers rustiques, plus longs, plus loin. Le reste des sentiers, améliorons certaines sections, ou au pis aller, transformons-les en piste de un ou deux mètres de large en poussière de pierre. Mais de grâce, évacuons l’idée des vélos et du 5 mètres. Une politique de participation citoyenne Évidemment, ce sont des fonctionnaires et des élus bien intentionnés qui ont réfléchi à ce projet depuis de nombreuses années. Ils ont consulté des organismes. Ils ont fait appel à des firmes de services-conseils. Alors comment se fait-il que 470 personnes fondent une page Facebook où elles affirment qu’elles sont en désaccord avec des grands pans de projet visant pourtant la mise en valeur d’un lieu qu’ils fréquentent ? On ne parle pourtant pas d’une usine de traitement de déchets dangereux. Nous sommesenviron 1000 personnes qui fréquentons la Pointe de puis 10, 20, 30 et même 40 ans, plusieurs fois par semaine, 12 mois par année. Les plus âgés ont aménagé gratuitement les sentiers, il y a des années. Peut-être que si ces personnes avaient eu la chance de s‘asseoir avec l’équipe de projet, il y a quelques années, et d’entendre leurs objectifs et leur argumentaire, on n’en serait pas là. Le projet serait peut-être légèrement différent, ou peut-être pareil, et accepté d’à peu près tous. Or, c’est ce que permet un mécanisme de participation citoyenne. Je ne saurais trop recommander d’adopter une politique où de tels mécanismes seraient définis. C’est le cas pour de nombreuses villes québécoise, et pas que de grandes villes. Pour en savoir plus : https://www.mamh.gouv.qc.ca/amenagement-du-territoire/guide-delaboration-dune-politique-de-participation-publique/.
– Annie Brassard

 

C : Bonjour, je suis bien heureux de constater que le projet de développement de la Pointe des Américains soit d’actualité. J’ai bon espoir que les élus puissent réaliser UN projet visionnaire pour positionner Ville d’Alma comme lieu de plein air urbain au QUÉBEC. Un projet rassembleur pour les citoyens d’Alma de tous les âges, un projet au potentiel touristique provincial et international !! Voilà le défi. Il est possible de réaliser un projet dans le respecte de l’environnement, la collaboration et de développement économique et durable pour la ville. Il est maintenant temps de doter Ville d’Alma d’un plateau plein air pour tous les citoyens d’alma et qui peut également devenir un projet attractif et économique pour nos commerçants d’alma. L’impact économique annuel du plein air au Québec est considérable. J’ai hâte de connaître les phases subséquentes.

– Jean-Sébastien Harvey

 


 

C : Je trouve ce projet de développement super intéressant.

– Sylvain Boily

 


 

Q : À l’heure des changements climatiques, allez vous compenser d’une façon ou d’une autre pour tous les gaz à effet de serre produits lors de la construction et relâcher par l’abattage de centaines de arbres ? Allez-vous replanter l’équivalent de tous les arbres abattus, même s’ils ne sont pas matures ?

– Benoit Poiraudeau

 

R : Comme vous le savez, la Ville d’Alma est en attente du certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. La Loi sur la qualité de l’environnement (LQE) a pour objet de préserver la qualité de l’environnement, de promouvoir son assainissement et de prévenir sa détérioration. Un des moyens prévus par la législation est d’établir un régime préventif visant à soumettre certaines activités ou projets à l’obligation d’obtenir une autorisation préalable du ministère.

Nous pourrons donc détailler les actions compensatoires une fois que nous aurons reçu les recommandations et obligations et une fois que le projet sera terminé puisqu’il n’est pas impossible de compenser au-delà des recommandations.

Soyez assuré que la Ville d’Alma, appuyé par son comité d’embellissement en lien avec son plan stratégique de développement durable, met les efforts nécessaires afin de diminuer notre empreinte écologique.

À cet effet, les citoyens doivent obligatoirement avoir un arbre en cour avant, un règlement très important pour notre ville. De plus, chaque année nous distribuons des arbres à la population, en sachant qu’une jeune pousse capture plus de carbone qu’un arbre mature.

 


 

Q : Je trouve ce projet de développement super intéressant. Par contre je trouve déplorable que ce projet divise une partie de la population. Oui pour un stationnement au bout de la rue St Anne. Oui pour le sentier qui se rend jusqu’à la pointe tel que proposé. Ce seul sentier permettrait un accès facile à tous au bout de la Pointe pour y admirer le panorama. Pour ce qui est du sentier en bordure de la petite décharge, pourquoi ne pas le laisser plus naturel, sans vélo, . Je crois qu’on réussirais ainsi à rassembler l’opinion de la très grande majorité des gens. Ne devrait il pas y avoir une présentation publique en présence des gens pour éviter un refus du projet. Car là, la seule option que l’on a c’est oui à l’intégralité ou non à tout. Merci de votre écoute.

– Sylvain Boily

 

R : En fait l’intention de la Ville quant à la réalisation de sentier (principalement visant à relier le centre-ville au pont J-F Grenon)  et la préservation de la Pointe-des-Américains de tout développement domiciliaire est diffusée publiquement depuis de nombreuses années.

Il y a une dizaine d’années, un exercice d’arrimage et de vision de développement du secteur est venu confirmer ces orientations. Différentes organisations utilisatrices ont participé à cet exercice : Ville d’Alma, ZIP Alma-Jonquière, Corporation d’aménagement de la Petite Décharge, Club de vélo de montagne, Centre Dorval, Mont Villa Saguenay, etc. Les différentes organisations ont ensuite diffusé le résultat de cet exercice auprès de leurs membres respectifs.

 


 

 

C : Je viens de lire tout le résumé et les infos du projet ainsi que la page Facebook Les amis de la Pointe . Cela m’inquiétait au debut mais apres avoir pris connaissance du projet, du plan des objectifs etc je ne peux qu’être totalement pour ce projet super intéressant. J ai juste deux inquiétudes soient que je trouve le sentier un peu large (3 mêtres) me semble que le décor en sera un peu affecté. Oui vous mentionnez que le tout pourrait être accessible aux personnes a mobilité réduite mais je crois que ca pourrait se faire facilement avec 2 metres. J ai aussi peur que les véhicules moteurs l’utilisent et que ca devienne tropo une piste cyclable pour les rouleurs de grâce jamais faire de pavage la-dessus. J’aimerais aussi que le sentier un peu plus rustique le long de la riviere soit conservé et entretenu c est une tellement belle partie et randonnée avec des vues sublimes Merci et bravo !!!!

– Dany Dallaire

 


 

Q : Quelques commentaires: Le site n’est pas très achalandé. Les réponses aux questions sont très décevantes et toutes orientées sur la consultation d’il y a plus de 10 ans. C’est long 10 ans. Il s’en passe des choses. Faut suivre l’évolution des gens. Actuellement il y deux clans qui sont diamétralement opposés. Un dialogue de sourd. Je suis loin d’endosser la majorité des commentaires des Amis de la PDA mais il y a certains éléments qui se tiennent. Du côté de la Ville, on ne montre aucune ouverture à une discussion franche. On dit qu’on peut s’exprimer sur le site et qu’on peut aller voter pour refuser le règlement. Pensez vous qu’il y aura plus de 1300 personnes qui vont aller d’objecter? Jamais. Et j’espère que non car ça retarderait un projet à très grande majorité très intéressant. La repose à ma question de la semaine dernière est machinale, décevante et ne répond pas. Je pense qu’il devrait y avoir une ouverture à une « médiation » pour essayer d’inclure encore plus des gens a l’acceptabilité du projet, sans le retarder. L’inclusion c’est important. Est ce obligatoire que les personnes à mobilité réduire ait accès à 100% du Parc. L’accès au bout de la Pointe est très important c’est certain. Mais l’accès au bord de la petite décharge est il nécessaire pour ceux ci? Je vous laisse répondre. Merci de me lire. Un ainé qui a toujours essayé de rassembler le plus de personnes possible même si le 100% sera toujours impossible.

– Sylvain Boily

 

R : La volonté du conseil municipal est de relier le centre-ville d’Alma au pont J-F Grenon au cours des prochaines années. Les élus considèrent nécessaire de donner accès au parc à tous et également aux personnes à mobilité réduite.

 


 

Q : Vous dites : “Sentier de 3 mètres de largeur avec espacement d’un mètre de chaque côté”, donc un sentier de 5 mètres de large? Oulala, c’est énorme!

– Chantale Tremblay

 

R : Les parcs urbains sont des milieux de vie : il est donc essentiel que toute personne, peu importe ses capacités, y ait accès; cela permet d’être inclusif.  La largeur a été établie selon nos besoins et les clientèles visées. Nous nous sommes conformés aux normes et inspirés des autres sentiers polyvalents au Québec ainsi que de plusieurs parcs nationaux.

De plus, cet aménagement permettra à nos services d’urgence d’accéder à ce territoire.

 


 

Q : Je ne suis pas contre un projet de développement de la pointe, mais pas à n’importe quel prix! La largeur de la piste prévue (3 m) combinée aux nombreux sentiers de vélo de montagne qui ont été créés ces dernières années compromettent sérieusement l’environnement naturel de ce joyau. Oui, il faut rendre les lieux accessibles au plus grand nombre, mais pas au prix d’en compromettre la qualité de l’environnement naturel. Avec les changements climatiques, il y a une priorisation des objectifs à faire. Vous dites que des études de caractérisation environnementale ont été menées dans les derniers mois, par des spécialistes, notamment afin d’identifier les milieux humides et les zones pouvant abriter des espèces d’intérêt sur le plan de la faune et de la flore. Pouvons-nous avoir accès aux rapports de ces études? Vous dites que Ville d’Alma est en attente du certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Si l’adoption du règlement d’emprunt par la Ville est programmée le 19 avril prochain, est-ce que cela signifie que vous avez déjà̀ obtenu les autorisations ministérielles pour le projet ou que vous prévoyez les avoir reçues à cette date? Ne devrait-il pas y avoir une présentation publique en présence des gens pour éviter un refus du projet. Car là, la seule option que l’on a c’est oui à l’intégralité ou non à tout.

– Manon Girard

 

R : Les parcs urbains sont des milieux de vie : il est donc essentiel que toute personne, peu importe ses capacités, y ait accès; cela permet d’être inclusif.  La largeur a été établie selon nos besoins et les clientèles visées. Nous nous sommes conformés aux normes et inspirés des autres sentiers polyvalents au Québec ainsi que de plusieurs parcs nationaux.

De plus, cet aménagement permettra à nos services d’urgence d’accéder à ce territoire puisqu’ils sont appelés à se rendre pour secourir des gens ou éteindre des feux de camp.

Concernant votre demande d’obtention des études de caractérisation, nous vous invitons à faire une demande d’accès à l’information auprès du Service du greffe de la Ville.

Pour ce qui est des autorisations ministérielles, en date d’aujourd’hui, nous n’avons pas encore reçu l’autorisation formelle, nous entamons les démarches concernant le règlement d’emprunt afin de ne pas retarder le projet.

Il n’y a pas de séance publique prévue pour la phase actuelle du projet qui sera réalisée en 2022-2023.

 


 

Q : Pouvez-vous me dire de façon claire donc de façon séparé l’échéancier des travaux: Premièrement:Quels sont les travaux prévus en 2022 ? Deuxièmement: Quels sont les travaux qui seront exécutés en 2023 ? Troisièmement:Quand sera aménagé le stationnement prévu au projet ? Et enfin, quel sera le rôle du chalet du centre de ski dans le projet ?

– Sylvain Tremblay

 

R : La réalisation du sentier de 2,7 km est prévue d’ici la fin 2022. La réalisation d’un stationnement au bout de la rue Sainte-Anne ainsi que l’aménagement (exemple marquage au sol) est prévue en 2023.

En ce qui concerne le chalet du centre de ski, sous la responsabilité de la Corporation d’une Rive à l’autre,  celui-ci jouera le même rôle qu’actuellement.

 


 

Q : Bonjour. Les citoyens propriétaires des terrains où le tracé de la piste passera entre la Pointe et le Parc Falaise s’opposent au passage de celle-ci sur leur terrain. Envisagez-vous de les exproprier, et si oui à quel coût?

– Annie Brassard

 

R : Le conseil municipal a décidé de mettre sur la glace cette phase du projet considérant les appréhensions des citoyens du secteur.

Il n’est nullement question d’expropriation.

 


 

Q : Bonjour, // Vous dites : “…selon nos besoins et les clientèles visées.” // J’aimerais savoir plus précisément quelles sont les clientèles visées, une réponse plus précise que “gens à mobilité réduite” (à titre d’exemple) m’intéresse svp. // Aussi, quelle proportion des usagés croyez-vous que ces nouvelles clientèles représenteront? Sur quoi devons-nous nous appuyer pour déterminer à partir de combien % cela en vaut l’investissement et les bouleversements environnementaux? // J’aimerais aussi savoir si ces clientèles cibles ont été consultées (combien ont participé au sondage). Qu’en pensent-elles? Quel est leur niveau d’intérêt sur une échelle de 1 à 10? // Quand on fait des sondages, on sait que la marge entre l’intention versus le véritable passage à l’action peut être très grande. Est-ce que les nouvelles clientèles visées utiliseront vraiment ce sentier, et à quelle fréquence? // Aussi, je me demande où doit-on tirer la ligne entre ce qui est un réel besoin versus vouloir faire comme les autres / suivre la vague? // Je sais très bien qu’en ce moment on parle beaucoup de plein air de proximité et d’inclusion, j’adhère moi-même à cette philosophie, mais pas les yeux fermés, même si je suis de nature idéaliste. Il s’agit tout de même de gestion des fonds de notre municipalité, de notre environnement et de notre vie qualité de vie : clairement, les trois piliers à considérer dans une démarche de développement durable. // Je pose ces questions sans jugement aucun. Pour le moment, je suis ni pour ni contre le projet. J’ai des amis dans les “deux camps” (triste choix de mots…), je souhaite avoir davantage d’informations pour forger ma propre opinion. // Merci de prendre le temps de bien répondre à mes questions, car tous en bénéficieront.

– Chantale Tremblay

 

 

R : Les clientèles visées sont l’ensemble des citoyens sans exclusion.

Par exemple, le nouveau sentier permettra à une famille d’effectuer une randonnée avec une poussette.

Depuis de nombreuses années, les élus ont la ferme volonté de donner accès au parc de la Pointe-des-Américains à l’ensemble des citoyens.

Concernant les données, elles s’appuient sur notre politique familiale, notre plan de mobilité, notre politique municipalité amis des ainées,  et le plan d’action triennal à l’égard des personnes ayant une incapacité.

 

 


 

Q : Sera-t-il possible de marcher avec notre chien en laisse dans ce chemin ?

– Paul Pomerleau

 

R : Effectivement, les chiens devront être tenus en laisse dans les sentiers au même titre que l’ensemble des parcs de la Ville d’Alma.